Les fenêtres

Elles sont indispensables pour obtenir de la lumière naturelle, la mise en hors d’eau et hors d’air : les fenêtres. Elles font partie des menuiseries extérieures…

Elles servent à apporter la lumière mais aussi l’aération au logement. Elles comportent une partie fixe solidaire de la maçonnerie, le dormant, et une ou plusieurs parties mobiles (ouvrants, vantaux ou battants).
Les ouvrants sont équipés en partie basse, côté extérieur, d’un rejet d’eau (ou jet d’eau) destiné à évacuer les eaux de pluie par ruissellement sur l’appui de la fenêtre et éviter toute pénétration.

Côté extérieur, la traverse basse du dormant est inclinée, également pour évacuer l’eau. En dessous, à l’avant, elle est pourvue d’une rainure appelée goutte d’eau ou lamier qui dirige le ruissellement sur l’appui, sans qu’il atteigne le dessous de la traverse. Côté intérieur, la pièce d’appui comporte une rainure horizontale communiquant avec l’extérieur par de petits orifices. Son rôle est d’évacuer les éventuels excédents de condensation.

Les fenêtres sont disponibles dans divers matériaux, comme le bois, le PVC et l’aluminium. Pour les avantages et inconvénients de chaque matériau, reportez-vous à la section sur les portes extérieures. La largeur des éléments d’un encadrement en PVC est plus grande que celle des autres matériaux, ce qui diminue d’autant le clair de vitrage. Une fenêtre de même taille ou en aluminium laisse entrer plus de lumière.

Il existe des fenêtres en bois dont toutes les parties extérieures sont habillées d’aluminium. Elles possèdent ainsi les qualités d’isolation et de résistance du bois, sans les contraintes liées à son entretien face aux intempéries.

Les vantaux des fenêtres sont vitrés sur toute leur surface. Les modèles à petits carreaux sont généralement équipés d’un système rapporté. Par exemple, un cadre mobile ajouté sur la fenêtre ou des parcloses intégrées entre deux vitrages. Le vitrage devant être performant, il serait compliqué de créer un ensemble de petits carreaux.

Les fenêtres équipées d’un simple vitrage ne sont plus adaptées aux exigences d’isolation actuelles. Tous les modèles commercialisés actuellement comportent un double vitrage, plus performant thermiquement que le vitrage simple. Le principe consiste à assembler deux feuilles de verre avec une zone intercalaire étanche. Le vide entre les deux verres est rempli d’air ou d’un gaz rare pour améliorer les performances thermiques. Le verre intérieur peut également comporter un film d’oxydes métalliques transparents, dits à faible émissivité, qui freinent le transfert de chaleur vers l’extérieur. Les caractéristiques des doubles vitrages sont désignées par trois chiffres qui indiquent l’épaisseur des vitrages et de la lame d’air. Ils peuvent également être isolants acoustiques. Dans ce cas, l’un des verres est plus épais que l’autre. On trouve aussi des doubles vitrages anti-effraction. Ils comportent un verre feuilleté ou deux épaisseurs de verre solidarisées par un film anti-effraction. Quand on recherche de hautes performances d’isolation thermique, on trouve même des fenêtres à triple vitrage.

Les modes d’ouverture des fenêtres sont variés. Le plus classique est l’ouverture à la française. Le ou les vantaux ouvrent par rotation vers l’intérieur. La fenêtre peut être droite ou cintrée.
L’œil-de-bœuf est une fenêtre de forme ronde qui pivote par un axe central. Il est le plus souvent destiné aux lucarnes.

Les fenêtres coulissantes comprennent deux vantaux mobiles par translation. Leur principal défaut est que seule la moitié de la baie peut être ouverte. On les utilise quand on ne veut pas que des vantaux s’ouvrent sur l’intérieur (devant un évier, par exemple). En revanche, ce système est fréquent et apprécié pour les portes-fenêtres.
Les fenêtres à soufflet ont un vantail qui s’ouvre vers l’intérieur avec un axe situé sur la traverse basse. On les utilise généralement en sous-sol, par exemple, ou en imposte au-dessus d’une fenêtre.
La fenêtre basculante a un vantail mobile autour d’un axe horizontal situé à mi-hauteur du bâti. Un système de déverrouillage permet de basculer complètement l’ouvrant vers l’intérieur pour le nettoyage. Les fenêtres oscillo-battantes réunissent un système d’ouverture à la française et à soufflet.
La rotation des vantaux des fenêtres est assurée par des paumelles ou des fiches. La fermeture est assurée par une crémone qui prend appui sur les traverses haute et basse. La crémone peut être en applique ou encastrée.
L’étanchéité (air et eau) entre les vantaux et le dormant est assurée grâce à des joints.
Comme pour les portes extérieures, la pose d’une fenêtre doit être soignée afin d’assurer l’étanchéité à l’air et à l’eau entre le dormant et la maçonnerie. La fenêtre peut être installée en applique, du côté intérieur. Si l’isolation thermique est épaisse, installez des fourrures ou des tapées (pièces de bois dont la fonction est de compenser l’épaisseur de l’isolant), à l’extérieur (entre la maçonnerie et la fenêtre) ou à l’intérieur (contre la fenêtre). La pose est possible également en tunnel (dans l’épaisseur du mur) ou en feuillure, comme dans le cas des portes. Il existe également des fenêtres de rénovation à poser sur un ancien dormant. Cependant, le clair de vitrage est diminué dans ce cas. Cette solution est réservée aux fenêtres de grande taille.

Généralement, les fenêtres extérieures sont protégées par un système de volet. Il peut s’agir d’un volet roulant électrique ou manuel ou de volets classiques battants en bois ou en métal.

D’après Le grand livre de la menuiserie © DFTG

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