Isoler un faux-plafond en sous-face

Le procédé d’isolation en sous-face le plus utilisé dans l’habitat individuel est le plafond rapporté. Il présente l’avantage d’offrir une surface finie prête à recevoir la décoration.

Un plafond rapporté est une solution simple et esthétique pour isoler thermiquement et phoniquement la sous-face d’un plancher. En rénovation, c’est aussi un excellent moyen pour dissimuler les canalisations des réseaux domestiques. Dans le cas de constructions neuves avec toitures en fermettes, il remplace le plancher haut et permet la réalisation de l’isolation thermique. Il offre l’étanchéité à l’air, mais pas à la vapeur d’eau. La mise en œuvre doit être conforme au DTU 25.41 – Norme française « NF P 72-203-1 Travaux du bâtiment – Ouvrages en plaques de parement en plâtre – Plaques à faces cartonnées ».
De nombreux systèmes de plafonds rapportés sont proposés par les fabricants : absorbants acoustiques, démontables ou non, décoratifs, pare-feu ou plafond rayonnant électrique (PRE). C’est pourquoi seuls les plafonds rapportés traditionnels seront abordés. Pour les autres systèmes, reportez-vous aux indications du fabricant.
Le matériel nécessaire est un isolant en rouleau avec ou sans papier kraft plus un pare-vapeur rapporté en film, des plaques de plâtre, des profilés métalliques, ou fourrures, et des suspentes. Choisissez des éléments d’ossature d’un même fabricant pour être sûr de leur parfaite compatibilité et obtenir un ensemble solide.

Les plaques de plâtre couramment employées pour les plafonds rapportés sont les BA 13, de 12,5 mm d’épaisseur, standards. Elles peuvent aussi être acoustiques ou hydrofuges. Dans le cas d’un PRE, choisissez des plaques de plâtre prévues à cet effet.
Les dimensions des plaques sont standardisées : 120 cm de largeur, pour des longueurs comprises entre 240 et 360 cm. Les plaques classiques sont pourvues de deux bords amincis. Si elles conviennent parfaitement pour les ouvrages verticaux, leur usage est plus délicat au plafond. Préférez dans ce cas des plaques à quatre bords amincis. Cela simplifie la réalisation de l’ossature, le jointoiement et l’enduit par la suite.

Les fourrures de l’ossature métallique sont en tôle d’acier galvanisé. Les plus courantes ont une section de 45 × 18 mm pour une longueur de 3 m. Elles sont similaires aux montants utilisés pour l’isolation murale sur ossature métallique. La portée maximale sans support, avec plaque de plâtre, est d’environ 1,20 m. Il existe d’autres types de fourrures adaptés pour la pose de deux couches de plaques de plâtre ou pour couvrir de longues portées sans suspentes, jusqu’à 5 m pour certains modèles.
Pour la découpe des fourrures ou pour un résultat plus rapide et plus soigné, procurez-vous une cisaille grignoteuse. Pour réutiliser les chutes de fourrures, prévoyez des éclisses, conçues pour abouter les fourrures.
Il existe une grande variété de suspentes en fonction du type de support et de la hauteur du plénum au-dessus du plafond.

D’après L’isolation © DFTG

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