Les scies à dos

Les scies à dos sont généralement des outils de précision, permettant les coupes fines et soignées. Il en existe plusieurs modèles, pour des usages généralistes ou plus spécialisés.


Une scie à dos comporte une lame droite assez fine munie d’une petite denture, renforcée par un dosseret métallique (pour qu’elle ne plie pas lors de la poussée). Celui-ci est relié à une poignée par l’intermédiaire d’une virole. Sur les modèles industriels, le dos est en acier ; sur les modèles traditionnels, il peut être en laiton. La poignée est cylindrique, étant donné que l’effort de coupe à produire n’est pas important.

La scie à dos la plus commune est la scie à onglet. On l’utilise pour scier de petites pièces (moulures, encadrements…). On l’associe généralement à une boîte à coupe (ou boîte à onglet) afin d’assurer le bon guidage de la lame pour des coupes d’équerre ou à 45°. Sa lame n’est pas très haute, adaptée à celle de la boîte à onglets.

Un modèle plus spécialisé est la scie Sterling (ou scie à araser). Bien que ressemblant à la précédente, elle présente deux différences importantes : le dosseret et le manche sont décalés par rapport au plan de la lame, qui est avoyée uniquement d’un côté (celui du déport du manche). Cette scie sert à araser les proéminences d’une pièce (une baguette, une cheville…), en prenant appui sur une face, sans risque de l’abîmer, puisque la denture dépasse uniquement d’un côté. L’excédent est coupé au ras de la face grâce au dosseret déporté. Polyvalente, cette scie peut également être utilisée comme une scie à onglet. Elle trouve de nombreuses applications en menuiserie, comme en bricolage. Certains modèles disposent d’une poignée réversible axée sur le centre de la lame. La denture symétrique de la scie Sterling permet de l’utiliser en tirant ou en poussant.

D’après Le grand livre de la menuiserie © DFTG

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